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Musique Indienne Méditative
17 juin 2017
Un trio Vichitra Veena
Surbahar (et sitar)
Pakhawaj (et tablas)
Nous souhaiterions montrer deux aspects de la musique du nord de l’Inde :
le dhrupad et le khayal, à travers des instruments rares et aux sonorités profondes.
La Vichitra veena : en voie de disparition, elle n’est plus jouée que par une quinzaine de musiciens dans le monde. Benoît Beenkar est le seul joueur en Europe et s’est formé en Inde pendant quinze ans. Il joue le style dhrupad, hérité des temples ; c’était à la base une musique dévotionnelle et méditative, et la plupart de ces instruments étaient conçus pour plonger le musicien dans un bain de vibrations en quelque sorte ! Ce n’est qu’après que c’est devenu un instrument de concert. La Vichitra Veena pourrait être proche de la slide guitare, sauf que l’instrument produit des sons de basse vraiment profonde et a son système d’improvisation propre.
Le Surbahar (et le Sitar) : le surbahar est un sitar basse utilise dans la musique dhrupad tout comme dans le khayal (style moderne). Ces instruments sont accompagnés aux percussions par les tablas et leur ancêtre, le pakhawaj, puissant aux harmoniques riches et a la basse profonde.
À travers une création originale autour de Ragas (cadres mélodiques d’improvisation, entités organiques peu a peu dévoilées évoquant une histoire, un sentiment) choisis, nous voulons emmener le spectateur en voyage sonore du style ancien, le dhrupad, vers le khayal, musique de cours virtuose, afin de montrer different aspects et couleurs de cette musique a la fois très libre et aux origines anciennes et multiples : d’abord provenant des musiques dévotionnelles des temples hindoues, elle a évolué sous les influences turque, monghole et persane en musique de cours ou les musiciens rivalisaient de virtuosité, tout en gardant ce sentiment profond et unique propre à l’improvisation indienne, cette attention portée a la production du son et aux variations parfois infimes, les microtons.
C’est une musique « classique », riche et élaborée (avec une grande place à l’improvisation, et aussi aux mélodies plus folkloriques), mais en même temps très simple d’approche (ne nécessite pas de solfège par exemple). Cela peut être proche du jazz (pour son côté impro), du rock (pour l’importance accordée au ressenti), de la transe (pour son côté progressif) et du classique occidental (pour son côté apaisant).
Thomas Jacquot, basé à Guérande, au surbahar et au sitar : il est l’un des rares représentants du style « chanté » du sitar, qu’il apprend depuis 15 ans auprès du légendaire Imrat Khan (frère de Vilayat Khan). C’est un concertiste expérimenté et un improvisateur sensible et spontané. Je les accompagnerai au tabla et au pakhawaj (l’ancêtre du tabla).
Pour le concert une participation de 9€ est demandée,
7€ pour les adhérents au CCBR, les étudiants ou les demandeurs d’emploi.